[Brassage] Simple, double, triple ou quadruple?

WP_20150620_13_39_51_ProLe nombre de fermentation n’est pas lié à l’appellation simple, double, triple ou quadruple. Ces termes proviennent de la quantité de grains qui était utilisée par les brasseurs, et au plus cette quantité est élevée, au plus on trouvera d’alcool dans la bière. Ceci explique pourquoi les appellations corrèlent généralement plutôt bien avec la teneur en alcool. La simple était généralement une bière de table, et la double contenait deux fois la quantité de grain utilisée dans la simple, et ainsi de suite.
La majorité des bières sont produites via une fermentation principale, appelée fermentation primaire, où la majorité voire totalité des sucres vont être transformés en alcool, parfois suivie d’une fermentation secondaire qui achève le travail et permet une maturation plus propre de la bière. Enfin, la plupart des bières artisanales subissent une refermentation en bouteille qui permet de donner son pétillant à la bière (et d’augmenter de manière très légère le degré d’alcool, mais rien de notable). Dès lors, on peut dire que la plupart des bières subissent deux à trois fermentations. Il est plus rare de voir des bières à quadruple fermentation et son intérêt est limité à nos yeux.
Malheureusement, les termes double, triple et quadruple sont souvent utilisés à tort dans un but marketing.

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[Nos bières] Quadruple

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Notre quadruple est une bière à triple fermentation (nous publierons prochainement un article pour expliquer ce qui signifient réellement les termes double, triple et quadruple, souvent mal compris par les consommateurs) qui titre 11,3%. Les malts spéciaux fortement caramélisés et torréfiés lui donnent sa couleur sombre aux reflets rouges ainsi qu’un caractère malté très riche, porté sur le caramel, le chocolat ainsi que les fruits confits. C’est de loin la meilleure bière que nous ayons réalisé.

Malheureusement, elle demande un temps de maturation très long (6 mois) pour se développer complètement, ce qui fait que nous n’auront pas de nouveau lot avant l’automne. Nous serons ravis d’en partager avec vous le moment venu.

[Nos bières] Red Ale

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Notre première Red Ale qui est une bière de fermentation haute à la couleur rouge qui provient de l’utilisation de malt caramélisés (il s’agissait ici d’un fond de fût et les dépôts ont rendu la bière et ça modifie beaucoup sa teinte). Elle titre 6,5% d’alcool et possède une base maltée douce et très légèrement caramélisée qui vient se marier avec le caractère d’agrumes et de baies des houblons américains ajouté lors du houblonnage à cru. Le houblonnage à cru permet d’extraire les parfums du houblon sans ajouter d’amertume.
Nous brasserons prochainement une deuxième version de cette bière.

[Dégustation] L’Auveloise

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Nous voulions vous parler assez rapidement de la bière qui est, à notre connaissance, la seule bière sambrevilloise encore en vente : l’Auveloise. Brassée à Rebecq-Quenast par la brasserie Lefebvre pour le compte de la Confrérie Auveloise .

Elle se présente comme une bière rousse/cuivrée relativement limpide, avec une mousse crémeuse et possède une excellente rétention. Elle dégage un nez assez caractéristique de levure, d’épices et de houblon floraux. En bouche, elle présente un goût de sucre candi assez présent en plus de ce qu’on retrouve au nez.

En conclusion, c’est une bière avec un profil correct, presque familier tant il est similaire à bon nombre d’autres bières. Mais elle se laisse apprécier et elle vise sans doute beaucoup plus à être bue en groupe et à rapprocher, qu’à réinventer la bière.

[Dégustation] Brewdog IPA is dead 2015

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Il s’agit d’un pack que Brewdog réalise chaque année. Le principe est de faire quatre bières dans lesquelles tout est identique (même malt, même levure, même degré d’amertume) sauf le houblon. Cette année, ils ont choisi les quatre houblons suivants : Mandarina Bavaria, Ella, Chinook et Pioneer.

Pour ce qui est de la bière de base, elle équilibre relativement bien le houblon et en devient peut-être même un peu trop présente, avec un goût de caramel assez marqué.

Voilà notre impression sur les différents houblons:
– Mandarina Bavaria (Allemagne) : un houblon duquel on attendait beaucoup, puisqu’il s’agit d’un houblon européen (développé en Allemagne) censé combattre les houblons du Nouveau Monde généralement plus puissants. Malheureusement, il nous a paru relativement timide, avec un léger caractère d’agrumes, un côté frais et floral assez présent. Lorsque la bière se réchauffe, on peut distinguer des notes de fruits confits. Bien qu’il soit plus riche qu’un grand nombre de houblons européens, il est loin de pouvoir rivaliser avec les houblons du Nouveau Monde.
– Ella (Australie) : Un houblon relativement rare dans les productions actuelles. Il a pourtant un profil intéressant qui combine des caractères classiques comme un côté résineux, végétal, terreux et d’agrumes, avec un côté très frais dans la bouche qui est nettement plus rare.
– Pioneer (Grande-Bretagne) : Probablement le houblon le plus surprenant du pack. En plus d’avoir un côté légèrement floral, il donne l’impression que la bière a été vieillie en fût de chêne. C’est quelque chose que nous n’avions encore jamais rencontré. Alors que les autres bières étaient transparentes, celle-ci était relativement trouble (cfr photo).
– Chinook (États-Unis) : Le plus triste dans ce pack, c’est que le houblon qui s’est révélé le plus agréable est un grand classique que l’on retrouve dans bon nombre d’IPA ; le Chinook. Cette dernière bière est dotée d’un caractère très porté sur les résineux, légèrement boisé et de manière plus timide, de fruits sucrés.